L'âme et la vie après la mort

Les jardins autours du mausolée de Bahá’u’lláh.Les jardins autours du mausolée de Bahá’u’lláh.Selon les enseignements bahá'ís, la nature humaine est fondamentalement spirituelle. Les êtres humains vivent sur terre dans des corps physiques, mais l'identité essentielle de chaque individu est définie par une âme invisible, rationnelle et éternelle. L'âme anime le corps et distingue les êtres humains des animaux. Elle croît et se développe par la relation qu'entretient l'individu avec Dieu et ce par l'intermédiaire de ses messagers.

Cultiver sa nature spirituelle comporte plusieurs avantages. Tout d'abord, l'individu développe ces qualités innées qui sont à la base du bonheur et du progrès social, telles que la foi, le courage, l'amour, la compassion, la fiabilité et l'humilité. Plus ces qualités sont développées, plus la société dans son ensemble avance.

Un autre effet du développement spirituel est la soumission à la volonté de Dieu. Se rapprocher de Dieu prépare l'individu à sa vie après la mort. L'âme survit à la mort du corps et entame un voyage spirituel vers Dieu, à travers les nombreux « mondes » ou plans de l'existence. La progression dans ce voyage est assimilée, en termes traditionnels, au « paradis ». Si l'âme ne se développe pas, on demeure loin de Dieu. Cet état d'éloignement de Dieu peut se comprendre comme étant en quelque sort « l'enfer ». Ainsi, le paradis et l'enfer sont considérés non pas comme des lieux mais comme la description des progrès spirituels de l'individu vers la lumière divine.

Le mausolée où repose la dépouille du Báb, sur le Mont Carmel, à Haïfa, en Israël. Le mausolée où repose la dépouille du Báb, sur le Mont Carmel, à Haïfa, en Israël. L'âme ne périt pas; elle vit éternellement. Lorsque le corps humain meurt, l'âme est libérée de ses liens avec le corps et le monde physique environnant et commence sa progression dans le monde spirituel. Pour les bahá'ís le monde spirituel est une extension de notre propre univers hors du temps et de l'espace, et non un quelconque endroit reculé.

La vie après la mort peut apporter beaucoup de joie. Bahá'u'lláh compare la mort au processus de la naissance. Il explique : « Le monde de l'au-delà est aussi différent du monde terrestre que celui-ci diffère du monde que connaît l'enfant dans le sein de sa mère1. »

L'analogie avec le sein de la mère résume de bien des façons la conception bahá'íe de l'existence terrestre. De même que le sein maternel constitue un endroit important pour le développement physique initial d'une personne, le monde physique représente la matrice pour le développement de l'âme. Par conséquent, les bahá'ís considèrent la vie comme une sorte d'atelier, où l'on peut développer et perfectionner les qualités dont on aura besoin dans notre vie dans l'au-delà.

« Sache en vérité que si elle a suivi les voies de Dieu, elle retournera à Dieu, et sera recueillie pour la gloire du Bien-Aimé. Par la justice de Dieu ! » Bahá'u'lláh a écrit, « Elle sera élevée à un état que ne saurait peindre aucune plume, ni aucune langue décrire. »

Toujours est-il que la nature exacte de la vie dans l'au-delà demeure un mystère. « La nature de l'âme après la mort ne peut jamais être décrite », écrit Bahá'u'lláh.

  1. Bahá'u'lláh, Extraits des Écrits de Bahá'u'lláh, Bruxelles, Maison d'éditions bahá'íes, 1990, p. 104.
  2. Ibid., p. 161.
  3. Ibid., p. 156.

* Cet article est une adaptation de textes paraissant sur le site Web Sujets bahá'ís, une ressource de la Communauté bahá'íe internationale.