Droits de la personne

La promotion des droits de la personne est une activité à laquelle la communauté bahá'íe du Canada accorde une grande importance. Elle poursuit d'ailleurs présentement une stratégie systématique de sensibilisation à cette question, en concentrant particulièrement ses efforts sur les droits des femmes et des enfants.
En 1912, 'Abdu'l-Baha, le fils du fondateur de la foi bahá'íe, Bahá'u'lláh, a voyagé en Europe et en Amérique du Nord, où il a donné des conférences et des causeries sur la paix mondiale, l'égalité des sexes, l'élimination du racisme, et sur de nombreux autres sujets connexes. Durant son séjour à Montréal, il s'est fait l'ardent défenseur de causes telles que la justice économique, la paix, et des droits égaux pour les femmes et pour les hommes.

Durant les années 1920, des bahá'ís canadiens de Montréal, entre autres May Maxwell, Rose Henderson et Emeric Sala, ont participé activement à la mise en place de mesures visant l'abandon des préjugés, l'avancement de la cause des femmes et l'élimination de la pauvreté. C'est ce qui a amené Freidrich Schopflocher, un bahá'í de Montréal, à prendre part aux rencontres de San Francisco qui ont mené à la création de l'Organisation des Nations unies (ONU), en 1945. Par la suite, M. Schopflocher a contribué, à titre de représentant des bahá'ís du Canada, à l'établissement de la Communauté bahá'íe internationale, un organisme oeuvrant auprès de l'ONU. En 1970, la Communauté bahá'íe internationale obtenait le statut officiel d'organisme consultatif, ce qui a facilité sa participation étendue à diverses conférences de l'ONU portant sur le thème des droits de la personne, au cours desquelles elle a offert une série de présentations sur les concepts bahá'ís pertinents.

La communauté bahá'íe du Canada continue d'apporter son soutien actif à ce travail. Par exemple, l'an dernier, des représentants de la communauté bahá'íe du Canada ont parrainé des ateliers régionaux d'éducation sur les droits de la personne et participé à des rencontres nationales sur les droits humains. La communauté bahá'íe du Canada demeure un membre actif du Réseau pour les droits humains internationaux, une coalition internationale d'organismes oeuvrant pour les droits de la personne.

On comprend facilement l'intérêt qu'ont les bahá'ís envers les droits de la personne. Les enseignements bahá'ís préconisent l'élimination de toute forme de préjugé et affirment que toute personne a droit à la dignité et au respect, quelle que soit son origine raciale, ethnique, religieuse ou nationale. L'égalité de l'homme et de la femme, l'élimination des extrêmes de pauvreté et de richesse, la justice économique pour tous les peuples, l'éducation universelle et la dignité de l'individu constituent des éléments fondamentaux des enseignements bahá'ís.

Les bahá'ís ont souvent été obligés de solliciter appui et protection pour des membres de leur communauté qui font l'objet de persécutions. La communauté bahá'íe du Canada a agi de concert avec le gouvernement canadien pour défendre les droits de la communauté bahá'íe en Iran, qui constitue la plus importante minorité religieuse de ce pays. Le gouvernement canadien a soit pris l'initiative ou agi en coparrainage pour que soient déposées d'importantes résolutions en ce sens auprès des Nations unies et de la Commission des droits de la personne à Genève.