Les assemblées spirituelles nationales

L'administration de la foi bahá'íe est aujourd'hui la responsabilité d'« assemblées spirituelles », que ce soit au plan national ou local. Il existe 180 assemblées spirituelles nationales dans le monde. Bien qu'il y ait eu des bahá'ís au Canada depuis 1898, pendant de nombreuses années, les communautés du Canada et des États-Unis ont été administrées comme une seule communauté nationale par l'Assemblée spirituelle nationale des bahá'ís des États-Unis et du Canada. En 1948, au Congrès national tenu à Montréal, les délégués bahá'ís venus de partout au Canada ont élu la première Assemblée spirituelle nationale des bahá'ís du Canada, dès lors indépendante de celle des États-Unis. Cette assemblée a été constituée en société par une loi du Parlement en 1949. C'était la première fois qu'un État accordait une telle reconnaissance à une communauté bahá'íe dans le monde.

Les rapports qu'entretient la Maison universelle de justice avec les conseils d'administration locaux et nationaux qui la soutiennent, revêtent une importance capitale. Apparu à une époque où l'humanité commençait à acquérir de nouvelles capacités de raisonnement et de perception, Bahá'u'lláh a accordé une attention particulière au développement des compétences décisionnelles à la base de la société humaine. C'est pourquoi l'ordre administratif bahá'í confère aux structures nationales et locales le pouvoir de susciter de nouveaux modèles d'interaction et de participation, en particulier chez les individus et les groupes qui, traditionnellement, ont été privés du pouvoir de décision. En conséquence, c'est aux assemblées spirituelles locales et nationales que revient la responsabilité de mettre en oeuvre les principes spirituels et sociaux énoncés par Bahá'u'lláh. Ce sont ces organes qui sont chargés de veiller à l'application de ce qu'a prescrit Bahá'u'lláh pour un renouveau moral et une vie communautaire harmonieuse. En outre, Bahá'u'lláh a enjoint à ces institutions administratives de veiller à ce que les communautés bahá'íes respectent les lois de leur localité, de leur région et de leur nation, et agissent dans l'intérêt public. Il déclare avec force qu'il s'est « réservé comme son domaine propre le coeur des hommes1 ». Tous les bahá'ís, qu'ils fassent ou non partie d'un groupe majoritaire dans le pays où ils résident, doivent faire preuve de loyauté et d'obéissance envers leur gouvernement et, partout dans le monde, les assemblées spirituelles nationales ont la responsabilité de veiller au respect de ce principe essentiel. À cet égard, il revient à la Maison universelle de justice de s'assurer que la communauté mondiale bahá'íe adhère aux lois et ordonnances de Bahá'u'lláh.





  1. Bahá'u'lláh, Tablettes de Bahá'u'lláh, Bruxelles, Maison d'éditions bahá'íes, 1994, p. 231.





* Adapté de Sujets bahá'ís, produit par la Communauté bahá'íe internationale.