La Communauté bahá'íe du Canada et le gouvernement du Canada

En 1949, le Parlement et le Sénat canadiens adoptaient une loi pour l'incorporation de l'Assemblée spirituelle nationale des bahá'ís du Canada, le corps dirigeant de la Communauté bahá'íe du Canada. C'était la première fois que le gouvernement d'un pays incorporait ainsi l'institution nationale bahá'íe.

En 1967, des représentants de la Communauté bahá'íe du Canada ont rencontré le premier ministre de l'époque, Lester B. Pearson ; en 1982, ils rencontrèrent Pierre E. Trudeau et, en 1986, Brian Mulroney. Tous ces entretiens ont été cordiaux, instructifs, un symbole de la relation étroite que les bahá'ís du Canada ont entretenue avec le gouvernement canadien.

La Communauté bahá'íe du Canada a présenté des propositions formelles, écrites et verbales, lors de nombreuses audiences publiques et commissions royales du gouvernement fédéral, notamment la Commission royale sur l'union économique et les perspectives de développement du Canada en 1983, et la Commission royale sur les peuples autochtones en 1993.

Depuis plus de vingt ans, la Communauté bahá'íe du Canada collabore avec l'Agence canadienne de développement (ACDI) dans des projets de développement social et économique et dans une gamme de programmes dans des pays d'Amérique du Sud, des Caraïbes, d'Afrique et d'Asie.


La défense des droits des bahá'ís en Iran

En juin 1980, moins d'un an après la révolution qui a renversé le régime du shah en Iran, le Parlement canadien a été le premier gouvernement à adopter une résolution visant à attirer l'attention sur le sort réservé aux bahá'ís en Iran ; une seconde résolution a été adoptée en février 1981. Dans les mois qui ont suivi la résolution canadienne, d'autres parlements et forums nationaux et internationaux ont adopté des résolutions.

Peu de temps après l'adoption de ces résolutions, le ministère de l'Immigration du Canada a entamé des mesures visant à accueillir des bahá'ís iraniens, leur accordant le statut de réfugiés ; le Canada a été le premier pays à ouvrir ses portes aux bahá'ís privés de passeports et terrifiés à l'idée de rentrer dans leur pays d'origine. Les fonctionnaires du gouvernement canadien ont par la suite pris l'initiative d'expliquer la situation des bahá'ís iraniens à d'autres nations amies, ce qui a contribué à la création de programmes d'aide aux réfugiés bahá'ís dans plusieurs autres pays.

À la Commission des Nations unies sur les droits de l'homme à Genève et à l'Assemblée générale des Nations unies à New York, le gouvernement canadien a été le premier à s'assurer que des résolutions fermes soient adoptées pour condamner la violation flagrante des droits des bahá'ís d'Iran. Depuis le début des années 1980, les représentants canadiens ont toujours travaillé activement pour l'adoption de ces résolutions.

Le ministère des Affaires extérieures et du Commerce international s'est toujours montré réceptif envers la Communauté bahá'íe du Canada ; ses représentants et ceux de la Communauté bahá'íe du Canada ont eu de nombreuses rencontres permettant un échange d'informations et, de façon générale, une heureuse collaboration. Le 20 février 1997, des représentants bahá'ís ont eu un entretien avec le ministre des Affaires extérieures de l'époque, Lloyd Axworthy, qui les a assurés de la détermination du gouvernement canadien à continuer d'intercéder en faveur des bahá'ís d'Iran. En 2002, le ministre des Affaires extérieures, l'honorable Bill Graham, a écrit à la Communauté bahá'íe pour réitérer l'engagement du gouvernement canadien à défendre les droits des Bahá'ís.

Depuis bon nombre d'années maintenant, des représentants de la Communauté bahá'íe du Canada participent activement aux consultations annuelles sur les droits de la personne qu'organise le ministère des Affaires extérieures avec les organisations non gouvernementales du Canada qui travaillent à la défense des droits humains.

Le 7 octobre 1998, le parlement du Canada a adopté à l'unanimité une résolution condamnant l'Iran pour sa persécution persistante à l'endroit des bahá'ís et ses efforts pour faire cesser les activités de l'Institut bahá'í d'éducation supérieure. Tous les automnes, le Canada rappelle la situation des bahá'ís en Iran à la Commission des droits de l'homme et lors des débats de l'Assemblée générale, et le gouvernement canadien multiplie les communications bilatérales avec l'Iran, insistant auprès de ce pays pour qu'il respecte les droits des bahá'ís.