L'égalité des femmes et des hommes

L’égalité des hommes et des femmes est un des principes fondamentaux de la foi bahá’íe.L’égalité des hommes et des femmes est un des principes fondamentaux de la foi bahá’íe.L'égalité des femmes et des hommes constitue un élément fondamental des enseignements bahá'ís. La relation qui existe entre la réalisation de l'égalité des sexes et l'établissement de la paix mondiale est un aspect essentiel de la pensée bahá'íe, et l'un des thèmes principaux qui ont fait l'objet de plusieurs déclarations présentées par la Communauté internationale bahá'íe à diverses conférences et rencontres des Nations unies. Si l'on veut réaliser la pleine égalité des sexes, il faut accorder la priorité à l'éducation des femmes, et une des tâches les plus pressantes en ce sens est d'investir davantage dans l'éducation des petites filles. Un autre élément essentiel est la collaboration des hommes et des garçons dans les efforts visant à assurer aux femmes et aux petites filles l'entière égalité dans tous les aspects de la vie.

Ce principe est d'une telle importance que la Communauté bahá'íe du Canada a mis sur pied un Bureau pour la promotion de la femme, à Québec, en 2001. Déjà, en 1995, la Communauté bahá'íe du Canada encourageait ses membres à assister à la quatrième Conférence mondiale sur les femmes à Beijing. Parmi les diverses délégations canadiennes composées de participantes non subventionnées, la délégation bahá'íe était la plus importante en nombre. Au cours des dernières années, des représentantes officielles de la communauté bahá'íe ont assisté aux sessions de la Commission de la condition de la femme des Nations unies. Plusieurs communautés locales bahá'íes célèbrent chaque année la Journée internationale de la femme, le 8 mars.

L'émancipation de la femme, c'est-à-dire la complète égalité entre les sexes, est l'une des conditions essentielles à l'avènement de la paix. Pourtant, son importance reste méconnue. Le refus de cette égalité constitue une injustice à l'égard de la moitié de la population mondiale, et encourage chez les hommes des attitudes et des habitudes préjudiciables qui se propagent de la famille au lieu de travail, à la vie politique et, en fin de compte, aux relations internationales. Aucun critère moral ou biologique, ni même pratique, ne peut justifier ce refus. C'est seulement lorsque les femmes auront accès à tous les domaines de l'activité humaine, en tant qu'associées à part entière, qu'il sera possible de créer un climat moral et psychologique propice à la paix internationale1 .

Dès ses débuts, il y a plus de 150 ans, la foi bahá'íe a enseigné l'égalité des sexes. La foi bahá'íe est en fait la seule religion mondiale indépendante dont le Fondateur ait proclamé catégoriquement que les femmes et les hommes sont égaux. Bahá'u'lláh l'a affirmé : "L'homme et la femme ont été et seront toujours égaux aux yeux de Dieu."

Pour les bahá'ís, il est clair que les valeurs que les femmes considèrent importantes dans les relations humaines sont nécessaires au bon fonctionnement et au progrès de la société moderne, et que les qualités qu'on associait autrefois au côté féminin de la nature humaine, comme la compassion, la sollicitude, la coopération et l'empathie, occuperont une place de plus en plus importante pour la création d'une civilisation mondiale juste et durable.

Les bahá’ís de Gatineau, au Québec discutent le rôle des femmes.Les bahá’ís de Gatineau, au Québec discutent le rôle des femmes.Les institutions bahá'íes, partout dans le monde, encouragent la mise en place de projets d'éducation dirigés vers les femmes, et s'efforcent de sensibiliser autant les hommes que les femmes à ce principe fondamental d'égalité. Les programmes de plusieurs écoles et centres d'apprentissage bahá'ís ainsi que des projets communautaires de développement économique et social incluent la promotion de la condition de la femme.

Il est intéressant de noter que, sur le plan mondial, les femmes comptent pour environ 30 % des membres élus aux divers conseils d'administration bahá'ís, alors qu'elles ne représentent que 10 % des personnes élues aux organes nationaux des gouvernements civils.

Les femmes bahá'íes se sont consacrées à la promotion de la condition féminine depuis fort longtemps. En voici deux exemples :

  • Tahirih, une poétesse et érudite persane, a été l'une des premières personnes à accepter la foi bahá'íe, fondée en 1844, en Iran. En 1852, Tahirih a préféré sacrifier sa vie plutôt que de renier ses croyances, de se voir obligée de porter le voile et de ne plus travailler à l'émancipation des femmes.
  • Laura Dreyfus-Barney, membre de la première communauté bahá'íe en Europe, a travaillé à l'amélioration de la condition de la femme dès le début du vingtième siècle. Dans les années qui ont suivi la Première Guerre mondiale, elle s'est efforcée de mobiliser les femmes pour établir la paix. Elle a agi comme représentante du Conseil international des femmes (CIF) auprès de la Société des Nations et comme présidente de la Commission pour la paix et l'arbitrage du CIF. Après la Seconde Guerre mondiale, elle a joué un rôle important dans le développement des relations entre le Fonds international des Nations unies pour l'enfance (UNICEF) et les organisations non gouvernementales (ONG).

Depuis 1970, la Communauté internationale bahá'íe (CIB) bénéficie d'un statut consultatif auprès du Conseil économique et social des Nations unies (ECOSOC) et collabore officiellement avec les Nations unies à divers projets d'amélioration de la condition de la femme partout dans le monde. La CIB entretient des liens étroits avec la Commission de la condition de la femme, et avec la Division pour la promotion de la femme, une section du Secrétariat de l'ONU. De plus, elle a établi des relations étroites de collaboration avec d'autres ONG internationales qui ont pour objectif la promotion de la condition de la femme.

Depuis quelques années, la CIB contribue au travail de l'ONU en soumettant des déclarations aux différents organes des Nations unies et, en particulier, à la Commission de la condition de la femme, déclarations portant sur différents aspects du principe d'égalité des sexes. Ces déclarations traitent de l'éducation des femmes et des petites filles, du besoin de revaloriser le statut de mère et de l'importance de la participation des femmes à l'établissement de la paix mondiale aux niveaux local, national et international.

En 1975, au cours de l'Année internationale de la femme, la CIB a participé à la Conférence mondiale sur les femmes qui a eu lieu à Mexico. Deux représentantes bahá'íes ont obtenu l'accréditation officielle leur permettant d'assister à la Conférence, et neuf représentantes ont assisté à la conférence parallèle qui rassemblait des représentantes et représentants d'organisations non gouvernementales.

Au cours des dix années qui ont suivi, de 1976 à 1985, période désignée "Décennie des Nations Unies pour la Femme," la CIB a acquis une excellente réputation grâce à ses réalisations pour améliorer la condition de la femme. Des représentants de la CIB ont siégé aux Comités des ONG sur la condition de la femme à New York, à Genève et à Vienne, et ont participé aux Conférences mondiales sur les femmes qui ont eu lieu à Copenhague, au Danemark, en 1980, à Nairobi, au Kenya, en 1985 et à Beijing, en Chine, en 1995. Les représentants de la CIB ont également participé à la planification d'activités parallèles organisées pour les ONG lors de ces Conférences. Des liens ont ainsi été développés avec d'importants organismes qui oeuvrent à l'amélioration de la condition de la femme un peu partout dans le monde. La CIB collabore de plus en plus étroitement avec des agences onusiennes, dont le Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF), le Fonds de développement des Nations unies pour la femme (UNIFEM), le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et le Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP).

  1. "La Promesse de la paix mondiale," Déclaration de la Maison universelle de justice aux peuples du monde (mars 1986).

* Texte adapté du site Internet officiel de la Communauté internationale bahá'íe, "Le monde bahá'í," www.bahai.org.