Communauté Bahá’íe du Canada

Un bahá’í participe aux délibérations lors d’un congrès annuel.Un bahá’í participe aux délibérations lors d’un congrès annuel.La présence de la foi Bahá’íe au Canada remonte à 1898, année où Edith Magee, de London en Ontario, est devenue la première canadienne à adhérer à la foi Bahá’íe. Puis, en 1902, May et William Sutherland Maxwell fondent à Montréal le premier groupe Bahá’í, marquant ainsi l’émergence de la communauté Bahá’íe au pays. En raison du rôle historique qu’elle a joué pendant ces premières années, May Maxwell s’est d’ailleurs acquis le titre de mère de la communauté Bahá’íe du Canada.

En septembre 1912, ‘Abdu’l-Bahá, fils de Bahá’u’lláh, le fondateur de la foi Bahá’íe, est venu au Canada. À Montréal où il a séjourné, ‘Abdu’l-Bahá a prononcé des causeries devant des auditoires nombreux et il a été interviewé par la presse montréalaise sur divers sujets, dont l’équité économique et la paix mondiale.

La communauté Bahá’íe du Canada a attiré plusieurs adhérents qui ont grandement contribué à la société canadienne et à la communauté Bahá’íe internationale. Ainsi, William Sutherland Maxwell, architecte de la tour du Château Frontenac, à Québec, et des édifices du parlement de la Saskatchewan, à Regina, a aussi conçu le sanctuaire Bahá’í érigé sur le mont Carmel, en Israel, siège du centre mondial Bahá’í. De même, Jean Louis Bourgeois, un architecte d’origine canadienne-française, a conçu le temple Bahá’í de l’Amérique du Nord, à Wilmette, une banlieue du nord de Chicago. Friedrich Schopflocher, un industriel réputé de Montréal, et John Robarts, un homme d’affaires bien connu de Toronto, figurent parmi ceux qui ont contribué de façon significative au développement de la communauté Bahá’íe canadienne au milieu du vingtième siècle.

Des bahá’ís à une récente rencontre au Centre national bahá’í, près de Toronto, en Ontario.Des bahá’ís à une récente rencontre au Centre national bahá’í, près de Toronto, en Ontario.En 1937, Mary Maxwell, la fille de May et William Sutherland Maxwell, a épousé Shoghi Effendi, alors le chef de la foi Bahá’íe, à Haifa, en Israel. Connue ensuite sous le titre d’‘Amatu’l-Bahá Ruhiyyih Khanum, elle a voyagé partout dans le monde et est devenue la Bahá’íe d’origine canadienne sans doute la plus connue au monde.

L’Assemblée spirituelle nationale du Canada, corps administratif national, a été institué en 1948, puis a obtenu le statut de corporation en 1949 en vertu d’une loi adoptée par le Parlement du Canada. L’Assemblée spirituelle nationale du Canada a son siège au Centre Bahá’í national du Canada, en banlieue nord de Toronto.

Depuis ses tous débuts, la communauté Bahá’íe canadienne attire des gens de toutes les conditions et elle compte aujourd’hui plus de 25 000 adhérents répartis dans chacun des territoires et provinces du pays. Partout où ils résident, que ce soit dans les grands centres urbains ou dans les villages les plus éloignés du Grand Nord, les Bahá’ís s’efforcent de leur mieux d’améliorer la qualité de vie de leur collectivité. La communauté Bahá’íe canadienne a, pour sa part, établi avec diverses instances gouvernementales et organisations de la société civile des rapports de collaboration, et elle parraine bon nombre de projets de développement économique et social dans divers pays du monde.